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07.31.2014

Journal de Lana Beniko : Dark Arkous

L'observation du sujet se poursuit. Rien à signaler. Surveillances, consultations, discussions stratégiques... Il passe beaucoup de temps enfermé, sans moi. Ce n'est pas nouveau mais, jusqu'ici, je n'avais aucune raison de remettre en question ce besoin d'intimité.

Travailler pour lui tous les jours comme si de rien n'était n'a pas été simple. Quand je le regarde dans les yeux pour lui poser une question et que je sais qu'il me ment, j'ai du mal à croire que c'est le même homme qui m'a recrutée et intégrée à son univers. Où s'arrêtent les mensonges et où commence la vérité ?

***

Dark Arkous m'a d'abord donné l'impression d'un homme d'état superficiel et prétentieux. Je me souviens qu'il ne m'a pas beaucoup impressionnée mais, quand il m'a proposé un poste de consultante pour l'armée, l'occasion était trop belle. D'autant plus que ma première confrontation au travail d'Arkous allait impliquer la gestion de l'invasion de Talay, avant-poste et nœud de communication stratégique de la République.

Malgré l'assurance pompeuse avec laquelle il expliquait son stratagème, j'ai été obligée d'admettre que c'était une initiative ingénieuse qui minimiserait toute résistance et sèmerait la confusion parmi les habitants de la planète. Ce que même Arkous n'avait pas prévu, en revanche, c'était que la République avait également un plan qui menaçait de mettre en péril son offensive.

Une équipe du SIS était déjà à bord du vaisseau d'Arkous quand nous avons quitté Dromund Kaas. Je méditais. Je laissais mes passions libres de circuler. On apprend aux espions à résister aux pouvoirs de persuasion de la Force, à protéger leur esprit du danger. Même si ce genre discipline est utile en cas de confrontation directe avec une personne comme moi, elle se révèle quasi inutile en tant que dispositif de camouflage. De fait, elle agit au contraire comme une balise virtuelle pour tout Sith sachant identifier les signes révélateurs d'une personne qui protège ses pensées.

Je sentais que les pions de l'ennemi, au nombre de quatre, était séparés et incapables de communiquer par peur d'être découverts. J'ai trouvé le plus proche de moi et, après avoir résisté un temps, il m'a tout avoué. Ils avaient pour mission de pirater un maximum de données puis de faire exploser à distance une bombe placée sur notre vaisseau, à partir d'une capsule de sauvetage. Je pensais que les espions avaient été envoyés pour empêcher l'offensive de Talay mais il était évident qu'ils n'en savaient rien. Pour le moment, du moins. Ils avaient encore une chance de révéler notre projet à leurs supérieurs et une plus grande chance encore de nous tuer tous.

J'ai averti Arkous du danger. Séparément mais en nous entraidant, nous avons traqué et éliminé deux autres espions. J'ai ensuite trouvé une dernière espionne du SIS occupée à poser la bombe dans les entrailles du vaisseau. Je croyais avoir un avantage sur elle mais elle avait subi des modifications chirurgicales. Réflexes surhumains et rapidité incroyable. J'ai frappé dans le vide et, quand je suis revenue à moi, elle était déjà en route vers les capsules de sauvetage.

La discrétion n'étant plus de mise, j'ai sonné l'alarme. Je tentais de désamorcer la bombe tandis que l'équipage faisait de son mieux pour arrêter l'espionne, sans succès. Elle avait déjà lancé la capsule de sauvetage. J'ai demandé au pont de brouiller toutes les communications et j'ai ensuite laissé Dark Arkous décider entre la ramener à l'aide de rayons tracteurs ou la détruire avec nos canons. C'est à ce moment-là qu'elle a fait exploser une deuxième bombe, logée au cœur du système électrique du vaisseau.

Nos communications étaient coupées. Les rayons tracteurs inutilisables. Aucune arme. Nous ignorions ce qu'elle avait appris sur nos projets et nous ne pouvions rien y faire. Même la Force ne pouvait l'empêcher de transmettre les données si elle le souhaitait. J'ai regardé la capsule s'éloigner en regrettant de ne pas avoir fait mieux quand j'ai remarqué quelque chose d'étrange.

La capsule ralentissait tandis qu'une ombre jaillissait de notre vaisseau. C'était Dark Arkous en tenue spatiale. Il s'est écrasé contre la capsule et y a enfoncé son sabre laser. Cela suffisait à compromettre l'intégrité de la capsule. Elle est devenue le tombeau de l'espionne.

Dark Arkous s'est surpassé pour préserver l'avantage de l'Empire sur la République. Il a peut-être joué le bureaucrate imbu de sa personne mais, au regard de ses actions, c'est sans aucun doute un patriote altruiste et dévoué. À partir de cet instant, j'étais sûre d'avoir fait le bon choix en devenant sa conseillère.

***

Le sujet s'est récemment arrangé pour mener une navette jusqu'à Onderon. Il dit vouloir négocier avec la reine caractérielle de cette planète un point sensible concernant l'engagement des troupes. Aucun problème. Sauf qu'il ne s'est pas rendu sur Onderon.

Il est arrivé sur Manaan. Sans les bons codes d'accès, il m'est impossible d'atterrir mais je dois poursuivre la mission, ne serait-ce que pour prouver qu'il cache quelque chose d'insignifiant ou de honteux. Malheureusement, je ne pense pas que ce soit le cas. Chaque morceau de mon être sent qu'il y a quelque chose d'autre.

Quelque chose de terrible.