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Demi-frères d'armes

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Seledrys
02.23.2012 , 02:36 PM | #1
Les douze soldats impériaux se relevaient péniblement. Ils cherchèrent leur arme et ouvrirent le feu. Les pluies de tirs rougeoyants filaient vers les troupes républicaines. En sous-effectifs, les républicains étaient peu à peu poussés à la retraite.
L'offensive du seigneur Bergenar avait échouée et le spatioport était encore aux mains des forces qui luttaient farouchement, désespérément contre des montagnes de plastacier et les flots de traits mortels. Toute personne en état de se déplacer était rapidement conduit vers les navettes d'évacuation.

L'explosion avait jeté au sol les dix vaillants soldats républicains. C'était fini. Leur tentative héroïque mais vaine de percer jusqu'aux armururies impériales pour gagner du temps était avortée. La bataille faisait rage et quelle ne fut pas la surprise des soldats de voir une famille encore essayer de sauver leurs affaires alors que les batteries de turbolasers commençaient à déverser leur pluie verte incandescante. C'était la surprise qui avait fait que ces soldats ne s'abrièrent pas lors de l'explosion.
Maintenant, père et mère gisaient, calcinés, face contre le duracier. Les soldats républicains ne peurent sauver que le frêle bébé du couple, ainsi que son frère de quinze ans. L'ordre de retraite étant donné, il fallait filer avant que ce ne fut plus possible.

Les douze soldats s'arrêtèrent un instant pour regarder les lâches républicains fuir misérablement, perdant le peu d'honneur qu'ils avaient encore. C'est alors qu'une série de pleurs les interpella. Des pleurs faibles, pitoyables. L'un des hommes trouva un bébé dans les décombres de ce qui fut avant l'appartement de ses parents.

La navette filait de toute la force de ses moteurs, fuyant l'enfer de la petite planète. Son nom ne comptait pas, avant. Ce n'était qu'un point. Mais quand l'Empire et la République devait se battre, même les points les plus infimes de la galaxie importaient.
Dans une caisse de grenades vide somnolait le bébé, bercé par le bruit des deux réacteurs.

Le vaisseau de transport rejoingnait la flotte victorieuse de l'Empereur. Bientôt dans l'armature du croiseur amiral de l'armada résonnerait les gémissement et les pleurs de cette misérable créature, ce bébé. Il ne serait jamais rien de plus qu'un esclave de l'Empire. Et ce n'était pas avec ce rebus de plus qu'il l'emporterait sur la République.
La défaite ne fait qu'accentuer la rage de vaincre.

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Seledrys
02.23.2012 , 03:38 PM | #2
Le temps a passé. L'héroïque République panse ses blessures et se prépare à une guerre terrible mais inévitable contre le terrible Empire Sith, et ce malgré l'humiliant traité de Coruscant. Un jeune soldat a rapidement monté en grade au sein de l'armée. Le nouveau Major Oreniev était une étoile montante mais il ne put prendre les commandes de la prestigieuse escouade du Chaos. Cependant, la gloire n'était pas son objectif. Il voulait se battre et détruire l'Empire qui avait détruit sa famille. Il pourrait y arriver très bientôt. Les tensions étaient palpables entre les deux blocs de la galaxie. Grâce à l'escouade de la Liberté, il y arriverait.

Le temps a passé. La pitoyable République panse ses blessures et son arrogance l'empêche de voir que l'Empire gagnera. Cette même arrogance la pousse à aggresser l'Empire victorieux à travers des révoltes et par soldats interposés. Mais elle serait bientôt écrasée, et ce en partie grâce à un sith puissant, très puissant, nommé Orenerys. Promis à la vie misérable des esclaves, la Force voulut que le seigneur Nercyon le prit en charge alors que, bébé, il était conduit dans le vaisseau amiral de la Flotte impériale. Bientôt, le sith allait pouvoir se battre contre l'ignorante République. ses éclairs de Force pleuvraient sur ses Jedis Incompétents. La Force le libèrerait.
Grâce à son demi-frère installé sur Nar Shaddaa en tant que trafiquant d'armes, il pouvait communiquer avec son autre demi-frère, le chef de l'escouade de la Liberté.

Tournoyant sur lui-même, le jeune sith fit pivoter la lame violette vers le traitre. Son léger bourdonnement et les souffles des deux hommes étaient les seuls bruits.
-Continues-tu à maintenir ta position?
-D'accord, c'est bon. Je ... je vais tout vous dire. Il est là-bas. Mais cet artefact ne vous servira à rien, c'est un objet Jedi.
-Que sais-tu donc de son utilité? Le code du coffre?
-177-UOS-AY-21-3. J'ai trahi mes amis, je ... il me faudrait une protection... Ils me tueront s'ils apprennent que ...
-Ils ne te tueront pas.
-Oh, merci, seigneur sith, merci beaucoup
-C'est moi qui le ferait.
Avant même qu'il le réalisa, le traitre fut décapité. Le sang coulant sur les bottes d'Orenerys le remplissait de satisfaction.

-Voici la relique, excellence.
-Ah ... merveille, quelle merveille. Mon apprenti, tu as fait preuve d'ingéniosité pour la trouver. Et as-tu été impitoyable?
-Oui, exce...
Le mot fut coupé en plein élan alors que la bouche du jeune sith se plissait en un rictus de douleur. Il se sentait soulevé par une poigne invisible à la puissance infinie. La Force.
-Je sais quand tu me ment, mon apprenti. Ne t'avises plus de recommencer. Est-ce clair?
-Ou ... Oui ... exc ... ellence.
Il retomba lourdment au sol, au centre du symbole de l'Empire en un carrelage vermeil sanglant.
-Je ne sais même pas pourquoi je t'écoutes. Combien de fois te l'ai-je dis?
-Je m'excuse...
-Tais-toi. Tes mots sont comme du venin. Il y a une autre mission que tu devra remplir. Tu aimes les artefacts, n'est-ce pas? Les reliques et les vestiges de l'ancien temps?
-Oui, excellence.
-Ta nouvelle mission va te mener sur Yavin IV. Le temple de Naga Sadow renferme bien des secrets. Tu t'y rendras pour étudier un artefact que j'ai déjà étudié moi-même. Tu y trouveras quelque chose qui, je l'espère, pourra t'aider à voir ton avenir plus clairement.
-Oui, excellence.
-Orenerys?
-Excellence?
-Pas de faux pas, tu veux?
Orenerys adressa au seigneur sith son sourire mystérieux habituel, mais il se dissipa. Quelque chose avait changé chez ce seigneur sith. Il n'aurait su dire si ses yeux étaient plus rouges, ce qu'il voyait de sa peau plus blanche ou les métaux de son armure plus corrompu par la proximité de cette puissante obscurité qui rongeait tout.
Il finit par se retourner et partir quand la lueur dans l'oeil du seigneur Nercyon commenca à devenir malsaine.

Sa nouvelle mission l'emmenait vers Yavin IV. Il ne savait pas qu'en l'acceptant, il allait changer le destin de la galaxie et le sien à tout jamais.
La défaite ne fait qu'accentuer la rage de vaincre.

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Seledrys
03.09.2012 , 02:51 PM | #3
Sans ménagement, Oreniev fut poussé hors du casino par les membres de son escouade. Derrière eux, le gérant du casino hurlait
-Et qu'on ne vous revoit plus ici, vous et vos amis tricheurs !
Ils étaient six, les six membres de l'escouade, sous cette appellation. Tout d'abord le médecin du groupe, Erkonn Zyner, la Zabrak spécialiste en armement et explosifs Alcerya Junila, le major Oreniev, la jeune mais habile diplomate et psychologue Elmira Zyner, le "cybercriminel" mirialan Janico Selanys et la Twi'lek Ilera Galanda.
-Chef, commença Erkonn, maintenant qu'on est officiellement exclus de tous les casinos du secteur, on fait quoi ?
-Je paye la tournée. Quel bazar on a mis là-bas.
-M'en parlez pas, major, répondit Alcerya. Rien que d'y penser, j'ai envie de retourner me battre. Attendez, on a un appel, chef.
Tous se mirent au garde-à-vous devant l’hologramme du général Garza.
-Repos, escouade de la Liberté. Il y a une crise dans laquelle la république est dans une situation délicate.
-Nous vous écoutons, général
-Pas ici, nous risquerions de … Mais … C’est le casino d’où vous avez été exclus la dernière fois pour abus de boisson.
-Pas du tout, général. Nous vous recontactons à bord du vaisseau.

-La situation actuelle est grave, et c’est pourquoi nous avons besoin de vous. Un espion du SIS s’est infiltré au sein d’une structure impériale très particulière, un centre de développement d’armes sur Corellia.
-En quoi sommes-nous concernés par les agissements du SIS, demanda Oreniev?
-Ce sont nos alliés. Qui plus est, il a fait mention sans son dernier rapport d’une anomalie dans le centre en question.
-Et à quand remonte son dernier rapport, demanda Janico?
-C’est là le problème. Un mois.
-Et c’est maintenant que le SIS nous en fait part, s’écria Erkonn? Quel ramassis d’incapables!
-Ce genre de choses arrive souvent, mais ses informations sont jugées de la plus haute importance. Je veux que vous alliez les récupérer.
-Sur Corellia. Infiltration, libération, exfiltration. A vos ordres, général.
-Et, major ? Evitez les dégâts collatéraux.

Ils vont trouver là-bas des réponses sur la raison de l'absence de prise de contact avec l'agent du SIS. Cependant, ce ne sera que le début d'une grande implication pour eux.
La défaite ne fait qu'accentuer la rage de vaincre.

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Seledrys
03.09.2012 , 03:55 PM | #4
Orenerys avançait, discret comme une ombre, dans les rues de Sobrik. Personne ne devait pouvoir se souvenir de lui. Personne ne devait le remarquer. Si son maitre l’apprenait, même après qu‘il ait trové l‘artefact au sein du temple de Yavin IV. Un léger détour, pensait le sith, mais il fallut partir de Nar Shaddaa pour rejoindre Balmorra et retrouver quelqu’un.
Cantina de Sobrik. Il y avait peu de monde. Deux danseuses Twi’lek dansaient devant une porte tandis qu’à quelque mètres d’eux une marchande d’esclaves s’entretenait avec un homme. Quelque clients s’attardaient devant les holo-enregistrements de femelles Twi’lek aux coins de la Cantina.
Orenerys, son capuchon rabattu sur son visage, se pencha vers un Weequay, assis à une table, dont l’œil droit était barré par une cicatrice.
-Je cherche une ombre pour achever les Jedi.
-Frappez-vous à la bonne porte?
-Seulement si les crédits savent lier les langues.
-Asseyez-vous. Vous êtes un sith.
-Alors ne me faites pas perdre mon temps. Je veux voir votre employeur.
-Pour sûr. Mais pourquoi devais-je aller le chercher?
-Vous avez surement déjà vu des éclairs de Force. Je suppose que vous pourriez être ravi de connaitre leur effet en les constatant vous-même.
Le sourire du Weequay s’efface alors et il se leva. Se dirigeant vers un groupe isolé dans les ténèbres du bâtiment, il fit signe à un homme de haute stature. Encadré de quatre formes de vie, il s’avança vers la table.
-C’est bon, les gars.
Les autres s’éloignèrent un peu de la table ronde, mais restaient à proximité. Un entretien avec un sith pouvait si facilement dégénérer et tourner à la fusillade … ou à l’électrocution.
-Ca faisait longtemps, vieux frère.
-Demi-frère. J’ai besoin de tes services.
-Ne me dis pas que tu essayes encore de me recruter ? Tu sais que les masses de crédits me suffisent. Les idéaux que ton empire tyrannique ou que la république corrompue ne sont que des mots. Seuls les gens comme moi savent vraiment ce qu’est l’avantage d’être au milieu. Pour une fois, ces limaces de Hutt ont raison.
-Ce n’est pas ça. J’ai besoin de savoir comment va mon demi-frère.
-Demi-frère! Et moi, tu m’appelle frère. Oreniev est que ton demi-frère comme moi. Qui plus est, je crois que si tu me demande ça, c’est surtout que tu as un mauvais plan en tête, une embuscade, un chausse-trappe, un traquenard.
-Alors tu crois que pour les sith, la famille ne compte pas.
-La famille compte, du moment qu’elle peut être utile.
-Tout ce que je sais, c’est qu’est parti de Coruscant, mais je ne sais pas pourquoi.
-Merci. Tu pourrais être utile à l’Empire et être grandement récompensé.
-Au revoir, demi-frère.
Le groupe partit, laissant seul le sith, qui n’eut pas le temps et l’esprit à regarder dans quelle direction il était parti. Son esprit était tellement occupé qu’il ne remarqua pas les grésillements de l’holocom quelques tables plus loin.

-Monseigneur, il vient de prendre contact. Au sujet de son demi-frère.
-C’est embêtant. Contacter Fumée. Qu’il prenne les dispositions et mesures qui s’impose.
-Bien, monseigneur.
La défaite ne fait qu'accentuer la rage de vaincre.

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Seledrys
04.19.2012 , 02:17 PM | #5
Corellia. Une magnifique planète.

-Eh! L'espion! Réveille-toi, hurlait Alcreya!
Au milieu des cadavres impériaux se tenaient les six membres de l'escouade de la Liberté, entourant la chaise sur laquelle était assis l'agent de renseignment du SIS.
-Hein! Quoi? Qu'est-ce que vous... Attendez, je vous ai déjà vu... Vous êtes les membres de l'escouade de la Liberté!
-Encore un admirateur, s'exclama Oreniev?
-De "l'escouade des dégâts collatéraux", comme on la surnomme dans les locaux du SIS? J'ai comme un doute. Que faites-vous là?
-On est venu vous libérer, c'te blague, dit Janico.
-Sachez, mirialan, que je n'ai pas besoin d'être libéré. Je suis parfaitement là où je dois être.
-Mais, c'est le général Garza qui nous envoie, de la part du SIS, s'écria Erkonn!
-Ces idiots ignorent donc la signification de l'expression silence radio !? Ecoutez, je suis sur une piste toute fraiche, qui pourait me conduire à comprendre comment ce complexe a été bâti, mais surtout par qui. Regardez les bannières. L'emblème n'est pas celui de l'Empire Sith, cependant, les personnes qui travaillaient ici, elles, sont bien de notre empire préféré.
-Que voulez-vous dire?
-Eh bien, major, il semble que la main-d'oeuvre impériale, qui a d'ailleurs en grande partie levée le camp, soit détournée par une tierce puissance.
-Une tièrce puissance? Les Hutts, peut-être, ou les mandos.
-Ils ont leur propre ouvriers. Non, je n'ai aucune idée de qui a pu contruire tout cela après avoir détourné du matériel et des troupes impériales.
-C'est bien beau, tout ça, interrompit Elmira, mais les impériaux, ou qui qu'ils soient, risquent de rapliquer d'une minute à l'autre. Alors il serait bon de savoir ce que nous allons faire.
-Il... Il y a un terminal, là-bas, si vous y accédez, vous pourrez savoir qui est derrière tout ça, et ce n'est probablement pas l'Empereur.
La défaite ne fait qu'accentuer la rage de vaincre.

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Seledrys
04.19.2012 , 03:02 PM | #6
Nercyon. Seigneur Nercyon. L'un des sith les moins appréciés mais l'un des plus craints de l'Empire. Pour sa barbarie. Pour son inhumanité. Pour ce qu'il était, un sith très puissant, très arrogant, courbant mielleusement la tête devant les élites pour mieux les assassiner dans le dos, fourbe qu'il était.

Un jour, Orenerys le savait, il finirait par le tuer. Ce jour-là, la Force le libérerait. Peut-être pas définitivement, mais l'espace d'un instant d'éternité, l'instant de la mort du seigneur Nercyon.
Mais pour l'instant, il marchait vers son vaisseau lorsqu'il sentit une présence déplaisante derrière lui. Ce n'était pas l'ignorance pleine d'autosuffisance de ces idiots de Jedi, mais plutôt celle d'un groupe d'individus malintentionnés.
-Eh, sith!
Orenerys se retourna, mais il ne regarda pas encore ses interlocuteurs, lassant son capuchon rabattu, et ses interlocuteurs ne voyaient pas son visage.
-Vous savez, les personnes qui m'interpelle de la sorte, je les torture, je les tue et je remboure les sièges de mon vaisseau avec leurs entrailles. Alors changez de ton si vous tenez à vivre.
-On a un message pour toi.
Celui qui avait paré était au milieu des trois hommes. De faible constitution, il semblait bien sûr de lui, comme s'il était protégé. Et seulement grâce à la Force, Orenerys sentait cela.
-Tu devrais arrêter de fricoter avec la vermine républicaine, et tout simplement avec toute vermine.
-Et toi mêle toi de tes affaires, où tu risque de passer un mauvais quart d'heure.
-Hey! Détends-toi, c'est juste un message de quelqu'un qui te veut du bien. Il ne veut pas que tu sache de qui il s'agit... Et si pour te détendre on te payait un verre. Un frappé corellien?
-Vous travaillez pour lui, coupa Orenerys?
-Il nous a embauché pour te dire ça.
-Qui est-ce? Vous le savez au moins? Le Seigneur Nercyon?
-Non, pas un sith. On sait juste que c'est un haut gradé impérial. Genre général ou moff. On en sait pas plus. Ca te va?
-Et vous le reverrez après?
-Aucun contact après avoir transmis le message. Alors, pour le frappé corellien?
-J'ai une autre idée pour me détendre.
Orenerys fit un geste vers la porte du hangar et celle-ci se ferma et se verouilla. Puis il leva enfin les yeux vers ses interlocuteurs. Des yeux d'humains, mais dépourvus d'humanité. Des yeux rouges sang.

De l'autre côté de la porte du hangar, les passants entendirent de nombreux crépitements d'éclairs, et pensèrent à la défaillance d'un droïde, sans se douter de la véritable nature de ces crépitements, pareils à la foudre.
La défaite ne fait qu'accentuer la rage de vaincre.