Thread: Jedi Déchu.
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Mirlina
02.08.2013 , 03:26 AM | #34
Bonjour à tous ! Oui, ça fait longtemps et je vois qu'il n'y a pas plus de com, sniff, j'suis triste là
Bon, comme je rejoue de manière bien plus intensive, tout ça tout ça, j'ai écrit un autre chapitre faisant appel à une suite.
Ce n'est plus vraiment Jedi Déchu du coup, car même si Keltal est de la partie et que Sornal est mentionné, ils ne sont plus (pour l'heure tout du moins) les persos centraux de l'histoire.

Je rebaptiserais plutôt ceci tout simplement ainsi :
Saga Al'Jin. (Mais ça à moins la classe...) En tout cas, j'espère que ceci vous plaira. Oui, l'histoire prend une tournure différente, mais bon...
Bonne lecture







Chapitre 7 : Questionnement.




La jeune femme prit une profonde inspiration et déplia ses jambes engourdies par l'immobilité. Cela faisait maintenant près de deux heures qu'elle essayait de méditer, sans y parvenir. Son esprit était occupé, ailleurs, toujours en mouvement. Diverses questions la taraudaient et l'empêchaient de se concentrer. Elle était restée au temple Jedi de Tython depuis deux semaines sans jamais en sortir. Son avenir lui paraissait incertain, indistinct, tout comme son combat. La défaite de l'Empereur Sith quelques mois auparavant, loin d'avoir mit fin à la guerre, avait modifié et intensifié le conflit. Les actions de la Miraluka avaient été de plus en plus insignifiantes et elle ne savait désormais plus quoi faire. La porte de la salle de méditation coulissa et une femme pénétra dans la pièce. Elle rejoignit Mirlina en quelques pas et se posta devant elle, un sourire peiné sur le visage.
- Toujours à ruminer de sombre pensées ? (Demanda-t-elle d'une voix douce.)
Mirlina tourna la tête vers son amie.
- Toujours. (Répondit-elle d'une voix morne.)
Jeysà poussa un petit soupir de tristesse et s'installa aux cotés de la Jedi.
- Si tu ne me dis pas ce que je peux faire pour toi, je ne pourrais pas t'aider.
- Il n'est rien que tu puisses faire mon amie.
- Le conseil est d'accord avec toi sur de nombreux points. Nous voulons tous en finir avec cette guerre.
- Mais il n'agit pas.
Jeysà ne trouva rien à répondre et un silence lourd s'installa entre elles.
- Je me demande ce qu'elle aurait fait... (Murmura Mirlina au bout d'un moment.)
Prise au dépourvue, l'érudite ne sut immédiatement quoi répondre.
- Ma mère. (Ajouta Mirlina comme elle voyait sa gêne.)
Jeysà opina.
- Que sais-tu d'elle ?
- Quasiment rien. J'ai son prénom. C'était une sentinelle mais elle a disparue avant que je ne sois assez grande pour me souvenir d'elle. Parfois, j'ai l'odeur d'un parfum, le son d'une voix, la sensation d'une caresse... Je n'arrive pas à la voir... (Elle défit son bandeau et ouvrit les yeux.) Je n'y arrive pas.
Des larmes coulaient sur ses joues. Jeysà le ressentit à travers la Force et les essuya de la joue de son amie.
- Pourquoi continues-tu de porter ce bandeau ? (Demanda l'érudite alors que Mirlina le remettait.)
- Tous les Miralukas en portent un. Je suis une Miralukka.
- En partie seulement.
- La seule que je connaisse.
Jeysà se pinça doucement les lèvres mais ne dit rien. Finalement, elle se leva et se dirigea vers la porte avant de faire volte-face.
- As-tu déjà fait des recherches à la bibliothèque sur elle ?
- Je n'ai rien trouvé de probant. Son nom est à peine cité. J'en ai trouvé juste assez pour savoir que c'était une farouche combattante et qu'elle n'était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. Prête à prendre des risques. Qu'elle a siégée au conseil avant de disparaître.
L'érudite assimila les informations.
- Je te donne un accès temporaire aux archives du conseil. Tu y trouveras peut-être une trace.
Et sans attendre de réponse, elle quitta la pièce.




L'homme regarda lentement autour de lui, analysant son environnement. Les parois de duracier étaient sombre et épaisses. L'air s'échappait des conduits de survie, lui donnant un arôme singulier et assez désagréable pour qui n'y était pas habitué. Le sol ne tremblait presque pas et sans la Force, il n'aurait pas ressenti l'avancée du vaisseau en hyper-espace. Le Zabrak renifla et se leva en silence avant de s'étirer. Ses yeux coulèrent sur sa couche où reposait sa femme. Il la contempla un long moment, s'attardant sur ses courbes moulées à travers le drap en satin, sur son visage serein et la douceur de ses traits, sur ses lèvres pulpeuses et s'autorisa un petit sourire. Ashara Zavros était d'une beauté à couper le souffle. Magae finit par détourner le regard à contrecoeur et s'habilla en silence avant de quitter la pièce. Il n'y avait pas un signe de vie dans le vaisseau et le seul son qui était audible était celui des appareils en veille et du moteur qui vrombissait. Magae se dirigea vers le cockpit et une ombre surgit sur sa gauche. Il ne la sentit pas arriver à travers la Force mais ne sursauta pas, nullement surprit. A force d'habitude, il avait fini par se faire à cette présence sans vie, à ce droïde qui guettait son arrivée pour le servir.
- Bonsoir Maître ! Avez-vous des difficultés à dormir ? Voulez-vous que je vous prépare une tisane ?
- Non merci 2V. Je veux juste vérifier le plan de vol.
- Nous arriverons dans deux heures standard à bord du Tyrus. Votre mère est déjà au courant et vous attends.
Magae eut un reniflement de mépris.
- Ma mère. (Lâcha-t-il avec dédain.) Elle n'a de mère que le nom. Et encore...
Le droïde ne répondit rien. La détresse de son maître était au delà de ses fonctions.
- Bon, je serais dans la salle d'entraînement. (Finit par dire le Sith.) Préviens-moi quand on sera arrivé.
- A vos ordres, Maître.
Magae fit volte-face et s'éloigna sans un regard en arrière. Quand il pénétra dans la soute, ses yeux se posèrent immédiatement sur le mannequin à l'armure noirci, marques des nombreuses attaques qu'il avait subit. Sur le coté se trouvait des sphères tirant des rayons d'énergie pour l'entraînement à la parade. A gauche, trois droïdes programmés par l'inquisiteur lui même attendaient d'être connectés pour essayer de le tuer. Il y avait également un générateur d'énergie calibré pour tenir la puissance des éclairs Sith. Le Zabrak s'amusait régulièrement à tenter de la surcharger, sans réel succès jusqu'à présent. Mais aujourd'hui, il avait besoin d'autre chose. Le coté obscur ne bouillonnait pas au fond de lui comme chez ses pairs. Il ne savait pas si c'était dû à sa femme, ou à sa propre nature intérieure, mais il dérivait un peu des deux cotés, sans jamais réussir à se poser. Parfois, lancer des éclairs lui faisait mal, et d'autres fois, c'était d'une facilité déconcertante. Il secoua doucement la tête et se posta au milieu de la pièce avant de se mettre en tailleur et de méditer. Au début, il n'y parvint pas, son esprit n'était pas calme et ses pensées partaient dans tous les sens. Puis finalement, il entra dans une transe que lui avait enseigné Ashara. Il perdit la notion du temps, la notion de ce qui l'entourait. Il oublia l'air qui entrait dans ses poumons, les bruits ambiants, la sensation de la chair et voyagea sur les courants de Force. Il se sentait apaisé et serein. La force l'enlaça et l'entoura, l'entraînant avec lui, le portant à sa guise sans qu'il ne puisse rien contrôler. Cette première étape était toujours très déstabilisante et ce n'était que la seconde fois qu'il parvenait à la franchir. Le contrôle était ce que les Siths recherchaient et la transe demandait de lâcher prise. Un abandon total.
Dans les courants de Force, Magae pouvait voir ses compagnons sous des formes éthérées sans pouvoir interagir avec eux. Mais le passé et le futur s'entremêlaient au présent, créant des remous qui pouvaient être difficile à comprendre. La première fois, c'était une vision du passé qui était venu à lui, faisant remonter des souvenirs que le jeune Seigneur Sith aurait préféré oublié. Il s"était vu quelques années auparavant, encore esclave de l'Empire, condamné à vie à des tâches fastidieuses et épuisantes jusqu'à ce que mort s'ensuive. Mais la Force était là, partout autour de lui et sa colère avait finit par exploser, délivrant une tempête d'énergie qui avait dévasté une partie du camp, arrachant les maigres tentes et emportant quelques caisses. Loin d'être calmé, le jeune Zabrak s'en était ensuite prit au contremaître, un esclave avec du galon qui s'amusait à les fouetter régulièrement, lui et les autres, profitant du minuscule pouvoir dont il était pourvu. Dans un excès de fureur, Magae lui avait sauté dessus mais l'homme était plus lourd et plus musclé que lui et il l'avait repoussé sans peine. Le fouet avait claqué et Magae était tombé à terre, le dos en sang.
- Tu vas crever ! (Avait hurlé le contremaître en jubilant.)
Il avait levé son fouet. Magae l'avait intercepté, enroulant le cuir autour de son bras en serrant les dents pour oublier la douleur. Puis, il avait tiré d'un coup sec et la Force avait accompagné sa volonté. Le contremaître avait volé et était tombé à ses pieds. La rage du coté obscur s'était emparée du Zabrak qui avait prit une pierre et frappé son adversaire jusqu'à ce que mort s'ensuive. Son premier pas dans les ténèbres. Quelques jours plus tard, un Seigneur Sith nommé Shanaràh était venu à lui alors qu'il était emprisonné et en attente.
- Un Utilisateur de la Force ne devrait jamais être soumis aux autres. Es-tu prêt à te libérer de tes chaînes ? A trouver une autre voie ? (Avait-elle demandé.)
- Quel autre choix ai-je ?
- La mort.
Il avait opiné et son initiation avait commencé.
Magae s'arracha à cette vision désagréable et pensa à retourner dans son corps. Mais la Force l'enlaça une nouvelle fois et il se mit à tourbillonner à une vitesse folle. Quand il s'arrêta, une noirceur surnaturelle envahit son champ de vision. Il plissa ses yeux spirites pour percer les ténèbres mais ne vit rien. Des bruits de pas résonnèrent loin devant lui. Il y eut un flash de lumière et la vision du Zabrak s'éclaircit. Une femme s'approchait lentement, sur ses gardes, une main sur sa ceinture. Elle s'arrêta puis patienta durant de longues minutes. Le Zabrak la dévisagea, et l'identifia comme une Jedi Miralukka. Quelqu'un d'autre arriva, une femme dotée d'implants cybernétiques qui n'était pas inconnu à Magae, mais il ne parvenait pas à trouver son nom. Les deux femmes s'éloignèrent de quelques pas et parlèrent à voix basse.
- Sachez qu'habituellement, je ne traite pas avec les Jedis.
- Votre passif avec notre ordre m'a été dit et je vous suis gré de m'aider.
- C'est pour lui que je le fais.
- Je le sais.
La cyborg demeura silencieuse un instant, mal à l'aise.
- Vous savez qui je suis ? Par rapport à vous.
La Jedi opina.
- Mais je doute que le dire vous fasse plaisir.
- Peut-être me faut-il juste du temps... (Elle marqua une pause puis secoua la tête comme pour chasser ses pensées et se recentrer.) Je n'ai pas le pouvoir de vous faire aller n'importe où, de pénétrer dans les cercles privés. Mais quelqu'un d'autre le peut.
Elle appuya sur un bouton à sa ceinture et attendit. Quelques secondes plus tard, un homme encapuchonné sortit des ombres et se plaça face aux deux femmes avant de s'incliner.
- Magae Al'Jin. (se présenta l'homme avec une révérence.) Je crois savoir que nous avons des choses en commun.
La Force tourbillonna et la vision se brouilla avant de s'estomper. Magae rejoignit brutalement son corps et manqua tomber à la renverse. Il resta figé un long moment, le souffle court, prenant peu à peu conscience de son environnement. Une main se posa sur son épaule et il tressaillit.
- Tout va bien, mon amour. (Déclara la voix douce d'Ashara.)
Magae posa une main sur la sienne et ferma les yeux pour reprendre son souffle avant d'opiner. Que pouvait signifier cette vision ? Qui était cette mystérieuse Jedi et pourquoi l'aidait-il ? Il secoua doucement la tête et se redressa. Ashara le regardait avec gravité, inquiète. Le Zabrak essuya la sueur de son front et lui offrit un sourire aimant.
- Tu as crié. (Lâcha-t-elle doucement.)
- J'ai encore du mal avec les transes.
Elle savait que ce n'était pas l'exacte vérité mais s'en contenta et déposa un baiser sur ses lèvres.
- Nous sommes arrivés.
- Depuis longtemps ?
- Presque une heure. Mais je ne pouvais pas te réveiller. Je commençais à m'inquiéter.
- Tout va bien, ne t'en fais pas. (Il caressa son visage et elle sourit.) Elle a demandé à me voir ?
Ashara acquiesça.
- Ne la faisons pas attendre plus longtemps. Elle peut être très susceptible.




Le couple marcha le long des couloirs sans prononcer un mot. Les gardes s'inclinaient sur leur passage et personne n'osait croiser leur regard. Ashara avait du mal à s'habituer au style impérial mais elle demeurait droite. Finalement, ils arrivèrent devant les appartements de la mère de Magae qui étaient ouverts. Le couple entra dans la pièce et le Zabrak se racla la gorge.
- Bonjour, mère.
Shanaràh se retourna et offrit un sourire à ses invités.
- Mes enfants, quel plaisir de vous voir. (Annonça la Sith d'une voix chaleureuse.) Ashara, vous êtes resplendissante.
L'intéressée balbutia un remerciement, prise au dépourvu et Magae poussa un profond soupir.
- Tu n'a jamais approuvé mon union avec elle, alors ne fait pas semblant.
Shanaràh pinça les lèvres.
- Ce n'est pas pour autant que je dois me montrer désagréable.
- ça ne te gêne pas d'habitude.
Elle coula un regard navré vers le Zabrak puis haussa les épaules.
- Ashara, attends-nous dehors. J'ai à parler à mon fils.
- Bien sûr, Excellence.
La Jedi envoya une pulsation d'amour via la Force au Zabrak puis sortit de la pièce. La porte se ferma après son passage, laissant la mère et le fils seuls.
- L'amour risque de te détourner de ton destin et d'être une faiblesse.
- Je m'en accommoderais.
Shanaràh dévisagea le Zabrak en silence durant un long moment.
- Sais-tu pourquoi je t'ai fait venir ici ? (Finit-elle par demander, changeant ainsi de discussion.)
L'intéressé haussa les épaules, visiblement peu intéressé.
- Pour une raison ou une autre. Je le saurais bien assez tôt.
La sith fit claquer sa langue d'une manière sèche, montrant son agacement.
- Ne sois pas insolent !
Magae retint une réplique acerbe.
- Pardon, mère. Alors pourquoi suis-je ici ?
- Je voulais prendre de tes nouvelles.
- Un holo-appel aurait suffit.
- Rien ne vaut une discussion en privé. (Elle marqua une pause.) Tu t'habitues à ton nom et à tes fonctions ?
- Mes fonctions ? De Seigneur Sith ?
Elle acquiesça.
- Je passe mon temps dans mon vaisseau et à faire des inspections, celle que tu t'arranges pour me donner. A croire que tu veux que je reste loin des combats. Quand à mon nom... Que je sache, nous ne faisons pas partie de la famille de ton maître.
- Que cela te plaise ou non, je fais tout cela pour ton bien. Et si, nous faisons en quelque sorte partit de la famille de Dark Sornal Al'jin désormais.
Magae haussa les épaules pour signifier que cela lui était égal et le silence s'installa. Le Zabrak se racla la gorge avant de reprendre la parole.
- Tu ne m'as jamais dit pourquoi. (Lâcha-t-il d'une voix légèrement rauque.)
Shanaràh demeura silencieuse quelques secondes.
- Pourquoi je t'ai adopté ?
Il opina.
- Disons que c'est un caprice.
- Mais encore ?
- Pourquoi cet intérêt soudain ?
- Je m'interroge.
La sith plongea son regard dans celui du Zabrak.
- Si je t'avais prit comme apprenti, j'aurais nourrit ta haine et tu aurais fatalement fini par me détruire. Hors, je ne souhaite pas être ton ennemie. Je t'ai trouvé, je t'ai élevé au rang de Sith, je t'ai adopté pour te donner une position officiel, pour pouvoir veiller sur toi sans qu'on me pose de question. Je sais que tu feras de grande chose.
- C'est la vérité ?
- C'est la seule réponse que tu auras en tout cas.
Shanaràh fit un mouvement de la main et un écran s'alluma sur son bureau, elle le consulta un instant.
- Au fait, il paraît que tu aurais rejoint un clan ?
- Tu m'espionnes ?
- Des bruits cours. C'est le cas ?
- Oui.
- Pourquoi refuses-tu de servir avec moi sous les ordres de Dark Sornal ? ça me réussit bien.
- Je n'en doute pas. Tu as des plans à son sujet ?
- Pour l'heure, je n'ai pas prévu d'essayer de m'en débarrasser.
- Pourquoi ?
Elle réfléchit à la question.
- Disons que j'ai une vision des choses différentes. Et m'en débarrasser ne m'apporterait rien. De plus, je doute en être capable pour l'heure. (Elle plongea son regard dans le sien.) Si jamais j'étais en fâcheuse posture, je pourrais compter sur toi, n'est-ce pas ?
- Les intrigues des siths ne m'intéressent pas.
- N'oublie pas tout ce que j'ai fait pour toi, Magae.
Le Zabrak inclina la tête et se dirigea vers la porte.
- Je n'oublie pas, mère et je serais là en cas de besoin. Mais ne manigances pas trop. L'avidité pourrait causer ta perte.
- Un conseil judicieux. Mais de ton coté, tu devrais manigancer plus.
- Au revoir.
- Attends. J'avais une mission pour toi.
Magae fit volte-face, légèrement tendu.
- Je voudrais que tu retrouves une chasseuse de primes pour moi. Elle a arrêté de servir l'Empire après un contrat avec Dark Sornal.
- Et que veux-tu faire d'elle ?
- L'interroger. Tout information est bonne à prendre.
- Tu n'as pas peur que ton maître découvre ton plan ?
- Pas vraiment. Et puis, ce n'est pas pour manigancé contre lui. Du moins à la base.
Magae laissa son regard courir dans la chambre, s'attardant sur les objets de pouvoirs Siths, tel les datacrons et les gravures.
- Je serais toi, je vérifierais régulièrement qu'il n'y ait pas de micro.
Il ouvrit la porte mais la voix de sa mère adoptive le retint.
- Je peux compter sur toi ?
- Je te la ramènerai. (Il lui jeta un regard.) A la condition que tu ne la tues pas.
- En quoi ça te dérange ?
- Je n'aime pas les morts gratuites.
Shanaràh poussa un profond soupir de dédain.
- Si ça peut te rassurer, je te promet de ne pas lui faire de mal.
Magae opina puis quitta la pièce, laissant sa mère seule. Celle-ci garda les yeux fixés sur la porte bien après son départ, songeuse et inquiète.




Mirlina se massa le crâne et quitta la bibliothèque d'un pas traînant avec plus de question que de réponses. Les archives du conseil ne possédaient que peu d'informations sur sa mère et la plupart lui étaient déjà connus. Mais une chose avait retenue son attention. Sa mère avait été durant un court moment le maître d'un Jedi avant de disparaître. Les circonstances de son départ étaient floues mais la jeune femme était presque sûre que l'ancien padawan pourrait lui en dire plus. Et elle le connaissait suffisamment pour obtenir les renseignements qu'elle voulait. Elle rejoignit son vaisseau et prit contact via son holo-terminal. Le rendez-vous était fixé : Le lendemain, sur Balmorra. Elle programma l'ordinateur de navigation et une fois en hyper-espace, alla dans sa cabine. Elle s'allongea et s'endormit dans la minute. Elle ne fit aucun rêve. Quand elle se réveilla, son défenseur était en orbite autour de Balmorra. Elle s'arrima à la station spatiale et prit une navette pour la surface. Au sol, elle loua un speeder et rejoignit le point de rendez-vous, puis patienta. La taverne était dans une petite ville paumée et peu peuplée. Il n'y avait pas grand monde à l'intérieur mais l'endroit était bruyant et d'une hygiène plus que douteuse. Parmi les émotions, elle pouvait sentir l'envie, la cupidité, mais également l'amour, la tendresse et le désespoir. Les habitants de Balmorra étaient las de la guerre et elle ne pouvait que les comprendre. La Force vibra violemment dans la cantina et un homme s'installa face à elle.
- Bonjour, Mirlina. Ou, dois-je dire Maître maintenant ?
Elle lui offrit un sourire.
- Ce ne sera pas la peine. Ravie de te revoir, cousin.
- Tu me verrais mieux si tu enlevais ce bandeau. (Déclara Keltal d'une voix amusé.)
- Il ne sert pas qu'à m'aveugler.
- Tu ressembles énormément à ta mère avec.
- Il paraît. Je ne me souviens pas de son visage...
- Elle portait le même.
Mirlina opina doucement.
- Tu as encore bravé le conseil à ce qu'il paraîtrait ?
- Tu en ferais régulièrement de même. Tout comme elle.
La Miralukka pinça les lèvres, gênée.
- Disons que les choses sont compliquées pour nous deux.
Keltal éclata de rire et opina.
- Disons cela. (Il reprit son sérieux.) Alors, pourquoi voulais-tu me voir ? Je suppose que ce n'est pas une simple réunion familiale.
- Je cherche des informations... Sur ma mère. Je sais qu'elle a été ton maître un moment.
- Cela remonte à plus de 30 ans, Mirlina. Ma formation s'est arrêtée quand elle a su qu'elle ne pourrait plus dissimuler sa grossesse. J'ai dû changer de maître.
- Tu étais au courant ?
- Pas à l'époque.
- Et tu ne te souviens de rien d'autre ?
Il secoua doucement la tête d'un air peiné.
- Non, rien.
La jeune femme ne put dissimuler sa déception.
- Je vois...
- Je suis désolé, cousine.
Elle opina et se leva.
- Merci, cousin.
- Tu pars déjà ? (Demanda Keltal avec surprise.)
- Je dois poursuivre mes recherches.
Elle passa à coté de lui et il attrapa son bras avec douceur mais fermeté.
- Assieds-toi.
Mirlina tenta de se dégager, mais la poigne du Jedi était conséquente et devant son regard elle décida de se rasseoir. Keltal la dévisagea un long moment.
- Je m'inquiète pour toi.
Elle eut un rire sans joie.
- Tu t'inquiètes pour moi ? Toi ?
Keltal ne releva pas la pique.
- Pourquoi t'intéresses-tu à ta mère ? Pourquoi maintenant ?
- On finit toujours par vouloir connaître ses origines.
- Non, c'est plus que ça. Tu recherches quelque chose. Un raison, ou peut-être une confirmation.
- De quoi ?
- Que tu ne te bats pas en vain. Que tu n'es pas seule.
Une vague tremblement la secoua mais elle ne répondit rien.
- Nous avons prit des chemins très similaire sur bien des points, cousine. Je sais ce que c'est de se sentir perdu.
- Je veux savoir si elle est toujours en vie... (Murmura-t-elle tout bas.)
- Je comprend.
Le silence s'installa entre eux et Keltal n'osa pas poursuivre la discussion. Mirlina finit par se lever.
- Merci, Keltal.
Et elle s'en alla. Le chevalier ne pensa pas une seconde à la retenir jusqu'à ce qu'un souvenir s'empare de lui. Il attrapa la bure de sa cousine.
- Attends !
Elle le dévisagea, intrigué.
- Qu'y a-t-il ?
- Je me souviens de quelque chose...
"Peu de personnes savent faire la différence entre chuter et se sacrifier."
Mon choix, mon fardeau. Si pour vaincre les ténèbres, je dois y succomber, qu'il en soit ainsi. J'agirais dans l'ombre. La mort sera ma compagne. Et je la nourrirais de mes lames...