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Descole
10.15.2012 , 06:04 PM | #49
Vingt-et-unième chapitre
Personnages:
-Longstride
-Hina
-Grany
-Rennock
-Harkun
-Saru
-Léo
-L'hallucination

Chapitre 21
Le massacre de Korriban

La porte de la navette s'ouvrit, laissant entrer l'aveuglante lumière du soleil. Je posai le pied sur le sable rouge sang, brûlant et lumineux. Je marchai lentement vers l'académie Sith, quand un bruit sourd retentit, un vent violent vint de derrière moi et fit voler mon ancienne tenue de Sith. Mes explosifs à bord de la navette avaient bousillé leur plateforme d'atterrissage. Toujours dans le souffle de l'explosion, je portai à mon visage mon ancien masque Sith, puis le mis sur ma tête. Il était légèrement trop petit. Je continuait à marcher en direction du temple, éveillant la curiosité des acolytes. Porté par ma haine, j'avais l'impression de voler.
Lorsque je fus arrivé à l'académie, une dizaine de gardes m'encerclèrent. Ils avaient apparament reçu la nouvelle. Tant mieux.
-Rendez vous, vermine, et votre mort sera moins douloureuse!
-Vous savez qui je suis, et pourtant vous continuez à faire montre de votre arrogance illimitée? A vos risques et périls!
Une explosion de foudre se mit à jaillir de ma tunique. Je sentais ma rage se matérialiser dans ces éclairs qui torturaient les gardes. Quand ils furent tous morts, je m'emparai du sabre de l'un deux, et me mis à courir en direction de l'entrée. Tous ceux qui se mirent en travers de mon chemin finirent sectionnés en deux parties.
Je progressait dans les sombres couloirs, déferlant comme une coulée de lave. Je me dirigeais vers la salle de détention, massacrant chaque Sith, soldat ou acolyte croisé.
Dans les cellules de l'académie croupissait mon équipage.
Rennock avait une fois de plus été séparé de ses jambes artificielles, Zinny s'était recroquevillée en pleurant, et Grany cognait contre le champ de force en hurlant. Quand j'eu massacré le geôlier, le jeune togruta sauta de joie.
-Je leur avait dit que tu viendrai! Mais ces abrutis l'ont pas cru! Bien fait pour leur gueule!
Rennock s'approcha de moi en se tenant aux meubles, l'air inquiet.
-Wylliam? C'est quoi cette tenue?
Je posai ma main sur l'épaule de Grany.
-Va vers ce qu'il reste de la plateforme, et active cette balise quand Hina sera là. Ribann viendra vous chercher. Moi, j'aviserai.
Avant de partir, Rennock, soutenu par les deux jeunes chasseurs se retourna.
-Comment on la trouve, ta passerelle?
Sans me retourner, je me mis à courir dans l'académie.
-Suis les cadavres!
Je n'ai pas eu le temps d’apercevoir la mine effrayé de mes compagnons, et même de Grany, mais ils connaissaient tous la deuxième raison qui me poussait à rester ici: Hina n'était pas avec eux.
J'étais arriva dans la salle centrale de l'académie. Plusieurs surveillants m’encerclèrent, et l'un d'eux parvint à briser mon masque.
-Banner?!
Je me retournai vers le surveillant.
-Tiens! Harkun! Comment allez-vous, bouse de bantha?!
-Que faites vous ici?!
-Même un bébé hutt aurait déjà compris! Je viens finir ce que vous tous avez commencé!
Les Sith n'osaient toujours pas attaquer, attendant un signal du surveillant.
-De quoi parler vous?!
-Je ne fais qu'achever l'ordre naturel des choses: Qui vis dans la haine...
Je lançai mon sabre, décapitant presque tous mes adversaires, et tuait les autres d'une décharge. Harkun restait le seul survivant dans la salle, à l’exception te tous les acolytes qui regardaient la scène à l'étage du dessus, dans les rangs desquels je reconnus quelques uns de mes anciens camarades.
Le surveillant fini par se jeter sur moi, guidé par l'énergie du désespoir.
-Meurt dans la haine!!
L'éclair que je lui envoyais était d'une telle intensité qu'il lâcha son arme et se roula au sol, terrassé par la douleur.
-A l’exception de Caldera, tu es le pire salaud que j'ai pu connaître, et pourtant, je ne crois pas exagérer en disant que, niveau salauds, j'ai été servi!
-RHAAAAAA!
Je me penchais sur lui, puis chuchotai.
-Je suppose que tu es au courant qu'une jeune Jedi mirialan m'accompagnait... C'est étrange, elle n'est pas en cellule avec les autres... Je suppose qu'elle est en salle de torture, mais je vais te donner une chance d'avoir une mort rapide, enflure.
-OUI! ELLE EST EN SALLE DE TORTURE! PITIÉ, ARRÊTEZ ÇA!
Ma foudre redoubla d'intensité, guidé par cette étrange énergie nouvelle.
-Aaaaaah, qu'il est agréable de te voir hurler de douleur, Harkun. Finalement, j'ai décidé que tu allais en baver pendant encore trèèèèès longtemps.
-MAIS!... VOUS DISIEZ!...
Je lui plantai mon sabre laser dans la gorge, rien que pour ne plus l'entendre.
-Enfin, fils de pute, s'il y'a une chose que tu devrais avoir, s'est qu'il ne faut jamais faire confiance à un Sith...
Il hurlait, ce qui intensifiait sa douleur, tandis que j'usai de la force pour le maintenir en vie le plus longtemps possible.
Je remarquai alors que les acolyte assistaient toujours au spectacle, terrifiés.
Je levais mes deux mains vers le plafond, au creux desquelles s'allumait un feu noir et rouge sang.
-Ne vous inquiétez pas, vous souffrirez un peu moins que lui... Juste un peu!
Ils n'eurent pas le temps de fuir, leur tête les faisait déjà souffrir.
Le feu noir et rouge de mes mains se transforma en deux sphères tournoyantes.
-FRAYEUR!!
Les acolytes, morts de peur au plus haut degré commencèrent à sombrer dans la folie. Ils s'entre-tuaient, se suicidaient ou couraient dans tous les sens en hurlant.
La plupart se jetaient du premier étage, et peu survivaient à la chute.
J'étais au centre de la pièce, contemplant la pluie de futurs cadavres, avec Harkun à mes pieds.
-HAHAHAHAHAHAHAHAHAAAAAAAA!!! Voyez maintenant, chiens de Sith, le prix des souffrances que vous avez semé à travers la galaxie tout au long de votre l'histoire!!
Au milieu de ce vacarme de hurlement, Harkun continuait d'agoniser tandis que je couru vers la salle de torture.
Hina était inconsciente, solidement entravée à la table de torture, en face d'un bourreau Sith.
-Ta torture, je parie que tu n'y a jamais goûté!
Avant qu'il n'ait eu le temps de se retourner, je l'ai propulsé vers le mur dans lequel il est resté encastré, puis il fut terrassé par une myriade de foudre qui eut vite fait de l'achever dans d'atroces mes brêves souffrances.
J'ai réveillé puis libéré Hina. Elle était complètement sonnée, surement à cause de la torture et des drogues.
-Wylliam... J'ai pas parlé... J'ai rien di...
-Chut. Je sais très bien que tu n'aurais rien pu dire, Hina. Tu as été plus forte que jamais. File rejoindre les autres à la plateforme d’atterrissage, je vous retrouverai.
Toujours sonnée, elle s'en alla vers la sortie. Sans chercher à comprendre pourquoi je n'allais pas avec elle, ni pourquoi l'académie était remplie de cadavres et de fous.
Je n'en avait pas terminé ici. Je voulais éradiquer les Sith de la surface de Korriban.
Mon esprit ne fonctionnait pas correctement, je n'arrivais plus à réfléchir. Je déferlais dans les couloirs de l’académie, massacrant tout sur mon passage, jusqu'à arriver dehors.
Courant vers la montagne, je tuais avec une joie malsaine chaque être vivant croisant mon chemin.
Certains tentaient de fuir dans les entiers rocheux...Mais je sentais leur présence. Je les chassais, sans pitié, comme un prédateur, me nourrissant de la terreur et de la mort que je semais, laissant une traînée de sang derrière moi, tellement dense et large qu'on aurait pu la voir depuis l'orbite, même sur le sable de sang de Korriban.
J'ai fini par repérer une autre acolyte qui tentait de gravir la paroi abrupte de la montagne. Le plus surprenant étant qu'elle ne semblait pas fuir, je n'en ai pas tenu compte. J'étais devenu une bête sauvage et me mis en chasse.
L'acolyte disparu soudain derrière la roche. Elle devait être au sommet. Lorsque j'y fus également arrivé, même mon cerveau embruma par la rage et la vengeance fut surpris de la scène.
Au centre du plateau sablonneux était planté un arbre au tronc ocre et aux magnifiques fleures roses. Probablement la seule végétation qui soit sur ce maudit caillou. L'acolyte était agenouillée devant l'arbre, la tête dans les mains, sanglotant.
Puis elle se tourna vers moi.
-Tu es le frère de Léo? Bien. Tu es sans doute venu pour vous venger. Et si je fais partie de ta vendetta, alors faut ce que tu dois faire. Au moins, je le rejoindrai!
-Explique toi!
Elle se releva, essaya ses larmes et me regarda en face. Bien que je sois venu pour la tuer, la seule chose je je parvins à lire dans ses yeux était de la compassion.
-J'étais la petite amie de Léo avant qu'il ne quitte l'académie. Ensemble, on a réussi à créer cet arbre capable de se développer dans un milieu comme Korriban.
Son esprit y demeure encore...

Mo frère ne m'avait jamais parlé d'elle. La surprise fut suffisante pour me tirer de ma folie, mais l'impensable se produit.
Je ne contrôlais plus mes mouvements. De derrière l'arbre surgit une silhouette en tunique Sith, à la barbe dense et brune. L'être qui occupait mon esprit venait de revenir.
-Pourquoi t'arrêter en si bon chemin, Longstride? La rage et le plus puissant des moteurs humains, tu viens juste de le démontrer. Tu a massacré l'académie entière seul!
Ma main s'empara du sabre laser, puis se prépara à exécuter la jeune Sith, qui se laissait faire.
La lame rouge descendait au ralenti, pour s'abattre sur sa nuque, jusqu'à ce qu'une voix aiguë retentit.
-Wylliam!! STOP!!
Mon hallucination fut soudain traversée par Hina et partit en fumée, une expression d'amertume sur le visage. La mirialan s'approcha de moi et me gifla à m'en renverser au sol.
Elle se tenait debout devant moi, en larme et animée d'une colère que je découvrais chez elle pour la toute première fois.
-Qu'est ce qui t'arrive?! Tu es devenu fou?!
Je n'osai lui répondre oui, car, même encore sous le choc, je savais que c'était exactement ça.
J'avais donné libre cour à ma rage débridée, jusqu'à ce qu'elle fasse de moi un monstre.
Je venais enfin de mesurer toute la gravité de mon acte. Le doute n'était plus permis: ma personnalité comprenait deux faces, et mon hallucination en était la preuve.
Je ne savais quoi faire, sans oser répondre, broncher ou même respirer.
-Je suis désolé, je... J...
-Tais toi!
Elle se jeta sur moi, puis me serra dans les bras, en pleurant.
-Abruti...
Je passai à mon tour mes bras autour d'elle, les yeux toujours grands ouverts par la terreur.
-C'était... ma soif de vengeance, j'ai basculé dans le côté obscu...
Elle releva la tête, attrapa la mienne de ses mains, puis s'écria:
-Le côté obscur? Je vais te donner une bonne raison d'en sortir!
Elle attira ma tête vers la sienne, se mit peu à peu sur la pointe des pieds, puis le temps sembla se ralentir. Hina ferma lentement les yeux. Nos têtes continuaient de se rapprocher, pivotant légèrement pour éviter toute collision. Malgré la surprise, je réussis à me résoudre à fermer les yeux à mon tour. Le temps ralentissait toujours plus jusqu'à ce que je ressente sur ma bouche le contact de ses lèvres, et je rouvris brusquement les yeux. Le baiser de Hinonomé déferla de ma bouche jusque dans tout mon corps tel une vague de joie et de sensations, une violente bourrasque de vent envoyait les pétales roses voler et tournoyer autour de nos deux corps joints.
J'ai toute ma vie souhaité que cet instant dure des années. Une nouvelle sensation qui dépassait tout ce que j'avais pu imaginer jusqu'à lors. Un sentiment d'accomplissement mêlé à la joie la plus intense, et à un peu de tristesse, mais une chose était sure: C'était l'émotion la plus puissante que j'eus pu jamais ressentir. Plus puissante encore que la rage, la haine ou la vengeance.
Mes bras puissants serraient le corps mince de la mirialan alors que les pétales roses continuaient à virevolter sur le plateau sablonneux.
Quand l'instant magique alla sur sa fin, nos visages s'écartèrent pour laisser nos têtes s’installer l'une à côté de l'autre, nichées entre le cou et l'épaule.
-Je suis désolé...
-Je le sais, Wyll...
Elle lâcha prise, et je fis de même. Nous nous reculions légèrement, nos mains toujours jointes. Elle me regarda en souriant, presque timidement.
-Je le sais.
Nous sommes restés dans cette position plusieurs minutes, jusqu'à ce que je finis par apercevoir la jeune Sith qui s'approchait du bord de la falaise.
Je me mis à courir, bien qu'épuisé par le massacre, du mieux que je pouvais.
Elle chuchota une dernière fois le nom de son amour perdu avant de se laisser basculer dans le vide.
Je me jetais à ses pieds et, ayant glissé sur le sable jusqu'au bord de la falaise, je réussis à attraper son poignet. Elle me toisait d'un regard que je n'aurais pu déchiffrer, puis se laissa hisser.
-Léo n'aurait pas voulu ça...
Hina a essayé de lé réconforté, mais on eut vite fait de comprendre qu'on ne pouvait rien changer à son chagrin, qui depuis des années demeurait indemne.
C'est alors qu'une étrange présence se fit sentir. Une présence apaisante et bénéfique.
Je me retournai et mon coeur s'arrêta soudain de battre. Devant nous, au pied de l'arbre se tenait un adolescent translucide, luisant et rayonnant. Il portait une vielle tenue d'acolyte un peu déchirée. Ses cheveux étaient mi-longs et bruns, au dessus de ses magnifiques yeux lavande. Mon frère était là. Il s'était réincarné en ce bas monde grâce à la Force.
-Ça faisait beaucoup trop longtemps Saru...
La jeune Sith, au bord des larmes et rayonnante de joie se rua sur l'apparition, mais ne put la saisir. Léo effleura pourtant son visage avec une telle précision qu'on en aurait pu douter de son immatérialité.
Il leva les yeux vers moi, puis sourit.
-Caldera t'as privé de ta famille, mais tu as réussi à retrouver des personnes qui comptent pour toi.
Il se tourna vers le tronc de son arbre, puis fit mine de poser sa main dessus.
-Tu es comme cet arbre. Ta force est née de la terre rouge de Korriban, mais elle t'a permis de résister à son emprise. J'ai pas eu ta chance, ce jour là, Wyll. Tu croquer la vie à pleines dents, pour papa, pour maman et pour moi.
Il se tourna vers son amour, tandis que le mien se serrait contre moi, souriant.
-Saru. Tu dois faire de même. Je ne suis pas réellement mort comme tu peux le voir. "Il n'y a pas de mort. Il n'y a que la Force". Et c'est pourquoi je serais toujours là, quelque part, pour veiller sur toi.
Sa main ectoplasmique frôlait toujours l'épiderme fin de la joue de son aimée, puis il commença à rayonner, de plus en plus vivement, puis disparu après m'avoir jeté un ultime regard.
Convaincue que Léo était toujours vivant, bien qu'en tant qu'apparition dans la Force, Saru pleurait de joie.
-Vous pouvez quitter Korriban avec notre vaisseau. On vous déposera ou vous voudrez si vous ne voulez rester.
-Je ne deviendrai pas Jedi. J'irai rejoindre mon ancienne famille sur Aldérande, et aider les Organa du mieux que je pourrai. Je vais vivre pleinement ma vie. Pour lui...
Grany, Zinny et Rennock arrivaient, épuisés par la montée.
-Ben alors, Hina? Pourquoi t'es pas revenue? Enfin, on va activer la balise d'ici. Oh, quel bel arbre!
-N'est ce pas?
Hina me lança un regard plein de tendresse et d'espoir.
Il va sans dire que j'éprouvais une honte sans mesure quand au massacre auquel je m'étais livré. Je ne cherchais même pas à me justifier par mon passé sanglant, mais chacun ici semblait penser ce crime du à un autre moi, et quelque part, j'avais également cette sensation.
Le vaisseau n'a pas tardé a arriver. Nous sommes tous montés à bord, puis il a décollé avant même la fermeture de la porte, à laquelle je me tenais, contemplant Korriban pour la dernière, dernière fois. Sur la montée de l'entrée du temple, un Sith marchait au milieu des cadavres. Lorsque je parvins enfin à le reconnaître, une surprise soudaine me frappa. Il était un membre du Conseil Noir.
Il me lança un regard de défi, puis je crachai depuis le ciel sur la terre rouge de Korriban avant de refermer le sas. Nous étions engagés dans l'hyper-espace.
Presque tout l'équipage était réuni dans le cockpit, les regards tournés vers le firmament étoilé, moi et Hina au premier rang.
La nouvelle de notre relation s'était déjà rependue dans tout l'équipage comme une traînée de poudre, et cela se voyait au regard de Grany, lourd de sens malgrés ses efforts pour retenir sa joie et ses rires.
Bien que ma rage ait disparu, cette étrange énergie abondante demeurait en moi, ainsi que cet étrange lueur translucide dans mon sang. Maintenant que j'étais parfaitement lucide, il me fallait trouver des réponses. Mais ce n'était pas aux réponses que je songeais à cet instant précis.
Devant la myriade d'étoiles infinies, Hina me regarda tendrement, puis sans un mot, nous nous sommes à nouveau embrassés, portés par les cris et les sifflements de nos compagnons.