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Descole
02.26.2012 , 12:37 PM | #3
Second chapitre
Personnages:
-William
-Léo
-Dark Kher
-Les acolytes
-Dark Caldera

Chapitre 2
Le monstre de vangeance



Quelques jours plus tard, nous étions lâchés, mon frère et moi, au centre de ce désert hostile.
Quand la navette fut partie, il n'y avait que le sable, couleur de sang, et ce jusqu'à l'horizon, pourtant si lointain.
La journée est passée très lentement, sous un soleil ardent. Léo avait presque perdu la vue à cause de la réverbération du soleil sur le sable. Il pourrait voir de nouveau dans quelques jours, mais le moment était vraiment mal choisi.
Nos estomacs criaient famine dans la claire nuit sur le désert, au sable maintenant devenu bleu sous la pâle et rafraîchissante lueur de la lune. Il n'y avait aucun être vivant quel qu'il soit dans ce désert à part nous.
Donc, aucun ennemi, si ce n'est la faim et la soif.
Faim qui nous empêchait de dormir. On s'est donc décidés à continuer de chercher le coffre. Puisqu'on ne pouvait pas se reposer, autant profiter de la douce fraîcheur de la nuit.
Les jours et les nuits se succédaient, nous étions encore et toujours plus fatigués, affamés et assoiffés.
Une nuit, on finit par remarquer, à quelques centaines de mètres de là une vive lueur couleur de feu.
On s'est approchés à toute vitesse mais discrètement de ce qui ressemblait à un feu de camp.
Cachés derrière un rocher, on a pu observer l'individu originaire de cette lumière.
Il avait l'air d'un acolyte, comme nous.
Devant son feu, il mangeait avec férocité une grosse pièce de viande.
Sans chercher à comprendre, poussés par la faim, on empoignait nos sabres d'entrainement pour l'attaquer.
-Attends... Mais... William!! Stop!
Bien que chuchotés, ces mots décrivaient à merveille la terreur qui c'était emparée de mon frère.
-Re... Regarde...
Il pointait du doigt la jambe de l'acolyte, puis les flammes de son feu de camp.
Je réalisai avec stupeur que le combustible employé n'était autre que la robe Sith de l'individu, maintenant en vêtements simples.
Je mis plus de temps à apercevoir le plus horrible.
La jambe de l'acolyte était bandée, mais le sang s'en échappait encore à flots. Au dela du bandage, plus rien.
Je réalisai avec horreur que la pièce de viande dévorée par ce pauvre affamé n'était autre que sa jambe.
On est restés bien vingt minutes pétrifiés derrière ce rocher, tandis que l'estropié continuait de bâfrer sans tenir compte de sa douleur.
-J'ai une raison de haïr les Sith à ajouter à ma liste.
Sans en comprendre la raison, on devinait que ce pauvre gars était dans le même cas que nous.
Un hurlement nous fit tressaillir.
Relevant à peine la tête par dessus le rocher, on assistait au plus triste des spectacles.
Une autre acolyte venait d'assassiner le premier par derrière, finit la viande sans en connaitre l'origine, puis repartit au pas de course.
On venait de comprendre. Cette épreuve soit disant individuelle (sauf pour Léo et moi) était en fait des éliminatoires. Un cruel jeu de survie ou régnait cette seule règle sauvage: Mangé ou être mangé.
Encore sous le choc, on repartait, terrifiés, dans une direction, n'importe laquelle, pourvu qu'elle nous éloigne de ce ce feu et nous conduise à ce maudit coffre.
Deux jours plus tard, la faim était totalement insupportable.
Terrassés par la chaleur du soleil, on rampait presque contre le sable de sang.
Au bout de quelques heures, on finit par apercevoir un canyon, au loin. Arrivés au bord de l'immense ravin, on s'est penchés pour juger de la profondeur.
Une insupportable puanteur nous pris ne nez à peine la tête passée au bord du précipice. On vit avec horreur les corps d'au moins une dizaine d'acolytes au fond, inertes.
C'était pas difficile de deviner pourquoi il s'y étaient jetés...
-Les pauvres...
-Ils sont mieux là où ils sont maintenant. Aller, viens, faut trouver ce satané coffre.
J’espérais qu'on soit les seuls survivants, parce que le cri poussé par Léo aurait pu réveiller tout les morts du désert.
-WIILLIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAM!!!!!!!!!!!
Redoutant le pire, je retournai à toute allure vers le précipice. Mon frère courait vers moi, les yeux baignés de larmes. Des larmes de joie.
Léo courait vers moi, les larmes aux yeux, la faim et la soif oubliées.
-Viens voir!!! Vite!!!!
Il s'est penché au bord de la falaise pour la seconde fois, montrant du doigt un coffre blindé marqué du sceau impérial sur une très mince corniche, en contrebas.
Finalement, il pouvait y avoir une tout autre explication à l'accumulation de cadavres au fond du ravin.
-Tiens moi la main, je descend le chercher.
-T'es malade?!
-Tu vois un autre moyen? J'arrive pas à le déplacer par la Force et je suis le plus agile des deux. Tiens moi, je l'attrape et je le remonte.
Sans trop le vouloir, je me devais d'approuver cette alternative, aussi périlleuse soit elle.
Tenant le bras gauche de Léo de mes deux mains, je me tenais aussi stable que je pouvais tandis que ce dernier n'était plus qu'à quelques centimètres de la mallette blindée.
Il tendait le bras autant qu'il pouvait, balancé dans le vide par un courant d'air engouffré dans le profond canyon.
Au bout de quelques secondes qui nous parurent des heures entières, il parvint à saisir le coffret.
Relevant le bras d'un air victorieux, il clama sa victoire le plus fort qu'il put.
-Je l'ai eeeuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu!!!!
-Super! Je t'applaudirai presque!
-N'y penses surtout pas! Remonte moi!
A cet instant, je sentis une botte appuyer voilement sur ma nuque, me clouant au sol, Léo toujours accroché à mon bras.
-Nan, ne le remonte pas!
-Putain! Will, c'est la fille de l'autre soir!
-Merde! Enfoirée!
-Taisez vous, arrivistes! Toi, lances moi le coffret!
-Pour que tu nous butes juste après?! Crève!
-Je sais que tu supporterais pas de voir ton frère souffrir, dit elle avec un sourir malsain.
A cet instant, elle m'envoya une décharge dans la tête. La douleur était intense, mais je devais pas le montrer, ça risquait de faire craquer mon frère.
-E CHU TA!
Loin d'être déstabilisé, il me fit signe qu'il avait un plan.
-Eh toi! Tu sais d'où elle venait la viande que t'a bouffé l'autre soir?!
-Q'est ce que ça peut me foutre?!
-Le gars que t'as assassiné était en train de bouffer sa jambe!
Rien q'au relâchement léger de la pression de son pied sur mon corps allongé, je la sentais un minimum déstabilisée.
-Tu le veux, le coffret?! Le voilà!!
A ces mots, il balança la boîte de duracier à la tête de l'acolyte, pour mieux lui envoyer de la foudre Sith de sa main maintenant libre.
Dans un hurlement de douleur, la jeune apprentie bascula dans le vide, la tête la première, le corps encore parcouru d'arcs électriques pourpres.
Une fois Léo hissé au dehors du gouffre, il laissa éclater un hurlement de joie.
Le coffret allait enfin dévoiler son contenu, à la fois connu de tous et mystérieux.
La boîte de métal blindée renfermait une balise de signalisation et deux cristaux rouge sang.
-Y'a deux cristaux?!
-Ces enfoirés étaient surs de l'issue...
-Bon, je serais pas contre un bon gueuleton à l'académie.
-Te réjouis pas trop vite, va surement y avoir une tonne de cérémonies avant qu'on puisse enfin se remplir le ventre et boire un coup...
Quelques minutes après qu'on ait activé la balise, une navette fit son apparition dans le ciel rouge.
Une fois à l’intérieur, on a étés accueillis et félicités par cinq soldats impériaux. Ils nous ont filé de l'eau et de la viande.
On s'est jetés dessus et avons fini le reste du trajet en dormant.
A notre arrivée, le comité d’accueil était réuni: Les soldats faisaient presque une raie d'honneur, au bout de laquelle se trouvait la vieille Sith chargée de nous gérer pendant cinq ans, mon maître d'armes, et un autre Sith voilé, dans le coin de la pièce, adossé au mur.
Voir arriver deux acolytes couverts de sable, de sang et à moitié endormis au milieu de ce carde était pour le moins contrasté.
-Félicitations, acolytes! Vous avez survécu à cette terrible épreuve!
-Pas grâce à vous! On était pas censés être seuls?!
-Ah, ça. Les ennemis que vous avez pu rencontrer sur votre route étaient des rebuts, on leur avait promis une seconde chance s'ils survivaient au désert. Pour ajouter un peu de challenge.
-J'vais t'en montrer, du challenge, harpie! Dégaine!
Retenu tant bien que mal par mon frère, je failli me jeter sur la vielle Kher, sabre à la main. Mon maître d'armes me regardait d'un air à la fois fier et amusé.
-Voyons, il est un peu tôt pour cela. Vous passerez votre ultime épreuve en compagnie de votre nouveau maître.
-Notre nouveau maître?
L'inquisiteur au fond de la salle se remis droit à l'appel de son nom. Sa large capuche laissait à peine entrevoir sa peau plus blanche que la lune et un sourire sadique. Ce n'est que lorsqu'on a pu le voir de face que la haine commença à émaner de nous.
De sa manche droite raccourcie sortait un bras robotisé de combat.
-NOTRE NOUVEAU MAÎTRE???!!!!!!!!!!
-Je vous présente le seigneur Caldera. Vous serez désormais ses deux apprentis.
Je sentais le moment venu. Ce moment pour lequel j'avais fait bouillonner ma rage durant cinq ans.
Avec un hurlement animal je fonçai vers l'assassin de ma famille, précédé par Léo.
A ma grande surprise, le Sith eu malgré tout plus de mal que prévu à nous renvoyer contre les murs, électrocutés.
-Toujours aussi impulsif, Banner. Tu mérite ta réputation de terreur de l'académie.
Ivre de rage, je tenais à peine sur les pieds, encore étourdi par la décharge.
-Banner n'a jamais existé, enfoiré! Mon nom c'est William LONGSTRIDE!! Ce nom que tu as tenté de faire disparaître va refaire surface en mettant fin à ta misérable et inutile vie!
-Q'on lui administre un sédatif et qu'on le transporte jusque dans la navette pour l'ultime épreuve. J'ai du travail.
J'ai ressenti une vive piqûre dans la nuque, puis je me suis réveillé quelques heures plus tard. Par le hublot du vaisseau de transit, je voyais poindre peu à peu le soleil d'une planète qu'il me semblait reconnaître.
Ce n'est que lorsque le second soleil apparut que l'horreur me tira des effets engourdissant du sédatif. Tatooine.!
Ce dégénéré nous envoyait passer notre ultime épreuve sur Tatooine!
Il n'était pas difficile de deviner la suite du programme. La navette a atterri à Mos Esken. On a tous les deux traversé le village entouré de soldats de choc.
Ce village, autrefois si paisible était à présent écrasé par le joug de l'Empire. Tous ces visages dont pas un ne manque à ma mémoire. Ils étaient tristes. Joyeux cinq ans plus tôt, ces pauvres villageois vivaient dans l'oppression.
Au bout de la rue que je redoutai d'emprunter se trouvait notre maison. Deux soldats impériaux en gardaient l'entrée.
-William... Non... Même un Sith n'aurait pas osé...
-Reste calme, Léo, moi aussi j'ai envie de faire la peau à cet enfoiré, mais le moment venu, il regrettera de ne pas nous avoir tués ce soir là.
Arrivés devant la vieille maison dont émanait une puanteur insupportable, nous fumes accueillis par une voix familière.
-Vous voici fin prêts pour l'ultime épreuve de votre formation, mes chers apprentis! Vous pouvez retourner dans votre ancien "terrier", au cas où vous seriez nostalgique. A près quoi nous pourrons débuter.
-Vous avez commis une erreur monumentale en nous prenant comme apprentis, Caldera. Votre fin est plus proche que vous le croyez!
-Ecoutez donc ce morveux! Aller, dépêchez vous.
Pendant qu'on passait la porte de la sinistre baraque, l'un des gardes nous souffla, sans pour autant broncher.
-Courage, petit.
L'instant d'après, il fut frappé par une foudre Sith d'une extrême violence.
Genoux à terre, souffrant le martyre, il hurlait.
-Pitié, Seigneur Caldera! Pitié, je disais ça comme ça!
L'éclair redoubla d'intensité, et le pauvre soldat se tordait de douleur.
-RHAAAAAAAAAAAA!
Il fut enfin délivré par la mort au bout de quelques minutes, quand le Sith commençait à s'ennuyer.
Sans un bruit, on est entré dans ce qui fut durant de nombreuses années notre foyer. Deux squelettes blanchis jonchaient sur le sol.
L'un d'eux portait un Peace Maker dans la main gauche. Léo ne put s'empêcher de laisser échapper des larmes. Moi, je privilégiais la rage, plutôt que la tristesse, je refusai de sortir l'image de Caldera de mon esprit. Cette haine me servirait d'arme, le moment voulu. La plus terrible qui puisse exister. La plus dévastatrice: Le désir de vengeance.
On a chacun pris un des blasters, plus le jetpack de mon père dissimulé sous ma robe Sith, puis on est ressortis dans la rue, maintenant noire de monde.
Tous ces villageois avaient étés rassemblés de force.
Il étaient maigres, certains étaient malades, hommes, femmes et enfants.
Au milieu de cette foule silencieuse, le Sith prit la parole.
-Chers citoyens impériaux! Je suis ici en ce jour pour commémorer la glorieuse campagne de l'Empire menée en ces lieux il y a cinq ans.
Pour ce faire, j'ai amené ici les deux survivants du carnage qui s'était emparé de cette rue. Les voici! Ils ont gagné en puissance, pour votre plus grand plaisir!

On redoutait le pire, debout en bas de l'estrade ou s'était hissé le tyran Sith.
-Acolytes! Approchez!
Tenez vous l'un à l'autre?

Cette phrase puait l'arnaque à des centaines de parsecs.
Sans même attendre la réponse, il se pencha à notre oreille et chuchota doucement.
-Battez vous. A mort.
Léo fut surpris de cet ordre, malgré ce qu'il savait déjà de cet enfoiré de Sith.
-Pourquoi?!
-Parce que si l'on veut devenir un Sith, on ne doit pas s'encombrer du fardeau des relations humaines, qui ne font qu'altérer la puissance de la haine pure!
-On a jamais voulu devenir des Sith! C'est là le problème, ordure!!
Comme un seul homme, on s'est jetés sur l'inquisiteur avec une férocité monumentale.
C'était le moment qu'on attendait depuis cinq ans. A l'inverse de tous les abrutis de l'académie, ce dément n'hésiterait pas à nous tuer tous les deux. Il était impossible de faire marche arrière. Mais notre rage était plus grande encore que sa puissance dans le côté obscur.
J'ai eu plus de chance que mon frère lorsque j'ai réussi à faire couler le premier sang, celui de sa joue.
Sans que j'y prête attention, notre ennemi avait porté un coup fatal au dernier membre encore en vie de ma famille brisée.
Au sol, tentant de contenir le sang qui s’échappait à torrent de sa blessure, il me fit signe de l'écouter.
-Will... Venge les!... Venge...Nous...
Dès l'instant où les yeux de mon défunt petit frère furent clos, le mien se rouvrit, laissant échapper quelques larmes plus brûlantes encore que du magma, et découvrant ma prunelle, ébène d'ordinaire, devenue rouge feu.
Sans un mot, sans une quelquonque parole adressée à celui qui avait anéanti toute personne qui ait pu m'aimer, et qui regardait la scène, comme pour se distraire, je me retournai lentement, un désir de vengeance grandissant, et empli du côté obscur.
En dix ans, j'avais plus appris du blaster que du sabre laser en cinq ans.
A la grande surprise de Caldera, j'ai dégainé et vidé mon chargeur dans sa direction avant qu'il puisse utiliser son sabre, explosant son bras cybernétique, son sabre et sa main.
Après l'avoir empoigné par le col, je l'ai amené avec le jetpack en haut de la muraille est, celle qui donnait sur un ravin insondable.
Les pieds au bord du vide, un blaster en joue sur lui, l'inquisiteur fit sa dernière déclaration.
-Tu penses certainement m'avoir vaincu. Mais c'est l'inverse même!! J'ai atteint mon objectif!!
-Ferme la, ordure!
-Regarde toi! Tu n'est plus qu'un monstre de rage et de haine!! La rage te suinte de la peau!! Le monstre que je voulais créer!! Et un jour, tu te tournera vers ce destin qui est le tien! Celui d'un puissant seigneur Sith voué au côté obscur!
Je ne pouvais plus tenir d'avantage. Je lui ai balançé un missile incendiaire du jetpack histoire de le faire taire, et il entama sa longue chute, enflammé, dans un hurlement glacial.
Je me retournai vers la ville. Les habitants, et même la plupart des soldats s'étaient rebellés et avaient pris le dessus sur la garde Sith.
Dans mon unique œil encore intact, le feu laissa place à l’ébène.
J'avais, pour la première fois, goûté au point culminant du côté obscur. Ma vendetta était accomplie. Je n'avais plus nulle raison de retourner dans l'obscurité.