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Descole
02.26.2012 , 12:31 PM | #2
Premier chapitre
Personnages:
-William Longstride
-Léo Longstride
-Luke Longstride
-Lane Longstride
-Dark Caldera
-Les soldats
-Dark Kher
-L'inquisiteur
-Le surveillant
-Les acolytes

Chapitre 1
La rafle

-William? Bouge! On va être en retard!
Mon petit frère me devançait de quelques mètres déjà. Faut dire que c'est moi qui portait le plus lourd...
-Désolé, c'est mon œil qui me lance encore.
-Moi aussi, mon implant me fait mal de temps en temps... Papa m'a filé des médocs. Tiens, prends ça.
-Merci. Bon, aller, on se dépêche.
Des deux soleils de Tatooine, un seul était encore visible dans le couchant depuis la muraille de Mos Esken.
Notre retard ne nous à pas empêchés de nous asseoir asseoir quelques minutes au bord du mur pour contempler ce magnifique crépuscule, disparaissant dans le firmament de sable.
-Léo?
-Ouais?
-C'est pas ce soir que papa revient?
-J'crois que oui. Parait qu'il a récolté une des plus belles primes de sa vie! On va enfin pouvoir quitter ce caillou!
-Mouais... A part l'absence de hutts, j'ai jamais vraiment compris ce que Coruscant avait de plus que Tatooine...
-C'est vrai que ce genre de spectacle est magnifique, mais pense un peu à la vie qu'on aura là bas! Plus de journées entières à récupérer des droïdes pour un hutt débile, plus d'esclavage!
-OK, c'est la capitale de la république, mais 'parait qu'elle a été saccagée par l'Empire.
-On s'en cogne. Bon, aller, viens, là on est vraiment à la bourre!
On s'est mis à courir à travers Mos Esken en direction de la maison.
Mos Esken était l'une des rares villes de Tatooine où il faisait bon vivre, et où le hutt qui la dirigeait était plus stupide que cruel.
Les hauts murs qui entouraient le village l'avaient plongé dans une pénombre de soirée rafraîchissante.
Les foyers commençaient à s'allumer, et la maison n'était plus très loin.
A peine entré, j'ai pu voir Léo se jeter sur un type en armure. Quand il se décida enfin à s'enlever du milieu, j'ai pu reconnaître le chasseur de primes.
-Papa!
-Comment ça va, mon grand?!
Ça faisait plusieurs mois qu'on avait pas vu notre père. Depuis qu'il avait acheté et affranchi notre mère pour l'épouser, il s’absentait souvent pour de logues durées pour avoir assez d'argent et aller sur Coruscant redémarrer une nouvelle vie.
-Léo m'a dit que ton implant te faisait mal. Montre ça...
A chaque fois qu'il examine mon implant, je souffre le martyre. Léo avait de la chance. Le sien était sur le front. Le mien remplace mon œil droit...
-C'est bien ce que je pensais... Le revêtement s'effrite un peu. Bois ça. Je vais te l'enlever et le réparer. Pendant ce temps, ne sort pas. Va plutôt aider ta mère, petit Jedi!
C'était le surnom amusant qu'il avait trouvé pour Léo et moi.
Faut dire que nos implants servaient à cacher nos dons dans la Force.
On a jamais su d'où ils venaient... Mais il fallait les cacher si on voulait rester avec notre famille.
Une demi heure plus tard, mon père revint, triomphant, avec cette sphère oculaire remise à neuf.
-Aller, faut la remettre avant que l’anesthésiant se dissipe.
Voi...Lààà... C'est bon. Tu devrait remettre ton bandeau. Aller, à table! Un prime comme ça, ça se fête!

-On va pouvoir partir de Tatooine Luke?
-Ouais ma chérie! On part sur Coruscant! Un bel avenir nous attend!
Bientôt le nom des Longstride sera connu de la galaxie entière!

-Ça tu t'en est déjà chargé, papa!
Mon père était un chasseur de primes très réputé du côté de la république. Parait qu'il aurait même eu des contrats avec le Grand Maître Jedi Satele Chan.
-Bon aller! Je lève mon verre à notre nouveau départ! Et aux douze ans de William!
Sa déclaration fut accueillie de cris de joie et la soirée continua dans une bonne humeur générale.
J'ai entendu un proverbe l'autre jour...
Fais gaffe ou tu marches dans le désert. Le sarlacc guette...
J'aurais préféré passer des siècles au fond d'un sarlacc plutôt que de vivre cette nuit là...
On avait terminé le repas, Léo allait se coucher. J'étais retourné regarder les étoiles depuis la muraille de Mos Esken.
Le désert sous la voûte étoilée était vraiment magnifique.
-Alors? On regarde sa chère Tatooine pour le dernière fois?
Mon père m'avait rejoint, un paquet de toile à la main, regardant lui aussi l'horizon sablonneux baigné de lumière au clair de lune.
-Tu m'a fait peur!
-Désolé. C'est beau non?
On s'est tous les deux allongés pour regarder le ciel bleu marine parsemé d'étoiles.
-Tu crois qu'on peut voir Coruscant d'ici?
-HA HA HA! Je crois pas, non.
...Tatooine va te manquer hein?

-Ouais... Plus qu'à Léo en tout cas...
-Rien ne nous empêche de revenir faire un tour pour les vacances.
Il me cogna l'épaule d'un air amusé.
-Tien, c'est pour toi.
Piqué de curiosité, je dépliai la vieille toile avec impatience et maladresse. Lorsque ce fut chose faite, je pus contempler, au centre du carré de tissu l'un des deux blasters de mon père. Un magnifique "Peace Maker" modifié.
-Mais... T'en a pas besoin?!
-Mon père m'a légué deux blasters comme celui ci. Mais je n'en utilise qu'un. Il est temps qu'il te revienne. Lorsque Léo aura atteint ton âge, il recevra l'autre.
Fou de joie, je me jetai dans ses bras après avoir remballé le blaster.
Remis en tailleur pour scruter l'étendue de sable infinie, je remarquai d'étranges lumières rouges à quelques centaines de mètres, suivies d'étendards.
-Papa? C'est quoi ça là bas?
-Attends... C'est quoi ce truc?...
Bordel de merde!!!! Rentre tout de suite!!

-Mais qu...
-RENTRE!!!!
Sans comprendre ce qui se passait, je courais comme un dératé à travers le village. Une grande menace devait arriver à en juger la réaction de mon père...
Au bout de quelques minutes, il revint à la maison, dit quelque chose à ma mère, prit son blaster et ressortit.
Dehors, des cris de panique, la fuite d'une foule et des tirs de blasters se faisaient entendre.
Me penchant par la fenêtre du deuxième étage, je voyais mon père, encerclé par toujours plus de soldats impériaux, les tuant les uns après les autres. Avant de mourir, presque chaque soldat donnait l’alerte aux autres.
-IL EST ICI!!! RENFORTS!!!!
Je redescendait au rez de chaussée, et, sans trop réfléchir, j'empoignai le Peace Maker que mon père venait de me léguer. J'avais déjà eu cette arme en main avant qu'elle ne m'appartienne. Depuis mon plus jeune âge mon père m'entraînait au tir.
Une fois dehors, j'ai réussi à abattre deux soldats, par surprise jusqu'à ce que Léo agrippe mon gilet pour me tirer dans la maison.
-A quoi tu joues?! T'es malade ou quoi?
-C'est toi qui demandes ça?! On s'est pas entraînés pour rien, abruti! C'est le moment de tirer là!
-Tu as douze ans et j'en ai dix! Si t'a eu ces deux soldats, c'était un coup de chance! Tu va y laisser ta peau!
Notre dispute fut interrompue par un éclair rouge traversant la rue, illuminant l'espace d'un centième de seconde la pièce sans lumière.
Un hurlement se fit entendre. Terrifié par la voix que je croyais avoir reconnu, j'ai voulu me jeter au dehors pour savoir ce qui se passait.
Avant que j'aie pu le faire, mon père est entré dans la sombre pièce, chancelant. Il se tenait les côtes gauches de la main droite et s appuyait sur le mur de la main gauche.
-Partez! Partez d'ici! Fuyez! Loin!
Il s'effondra au sol, laissant apparaître sur son armure un trou carbonisé en face du cœur.
Comme pour briser le silence de mort que règnait, une sombre silhouette pénétra dans la pièce, accompagnée d'un bourdonnement malsain. Un son que j'avais déjà entendu une fois, et une seule, lorsque mon père nous avait protégé d'un Jedi renégat.
Le son d'une lame énergétique.
La pièce sombre fut aussitôt baignée d'une malsaine lueur rouge sang. Une lueur émanant de l'arme du fou qui avait assassiné mon père.
-Mais qu'avons nous là?! Alors comme ça ce gêneur avait une petit famille!
Je sais pas si c'était l’instinct, mais il ne s'est pas écoulé une seconde avant que ma mère ne se jette sur le Sith.
D'un revers de sabre, l'agresseur la renvoya vers le fond de la pièce avant de lui envoyer son arme dans le buste.
Je sais pas trop ce qui c'est passé dans ma tête d'ado à ce moment là... Si j'avais eu quelques minutes pour réfléchir, j'aurais sans doute adopté l'hypothèse qu'il valait mieux mourir que de faire ce que j'ai fait.
Sans que nos parents le sache, on s’entraînait tous les jours à la décharge à utiliser la télékinésie.
Le Sith fut surpris de voir son sabre sortir du buste de ma mère pour revenir lui trancher le bras droit.
D'an un excès de rage, le Sith m'envoya de la foudre kinétique.
Alors que j'allais perdre connaissance, il s'arrêta, comme si sa raison avait pris pas sur sa rage, et sortit en marmonnant.
-Très intéressant...
Quelques minutes plus tard, six soldats vinrent nous chercher. Nous étions seuls, au milieu de cette pièce ou reposait les cadavres de nos deux parents, n'osant pas crier, n'osant pas pleurer, n'osant pas respirer.
On s'est laissés faire, complètement tétanisés.
On traversait le village, d'habitude si calme, si joyeux... On faisait même pas attention aux entraves qu'on avait aux mains.
On est monté dans une navette qui a décollé quelques secondes après notre arrivée.
Il y avais une vitre à l'endroit où les militaires nous avaient "entreposés". On pouvait voir s'éloigner cette chère Tatooine qu'on aurait quitté d'une manière ou d'un autre, bien que j'aurais préféré que ce soit l'autre...
Pendant quelques secondes on a vu cette boule de sabre rétrécir, et les deux soleils poindre à sa surface.
Le vaisseau est passé en vitesse lumière, après quoi une planète rouge orangée s'est imposée à notre vue.
Toutes les pièces du puzzle prenaient place.
Cet enfoiré voulait faire de nous des Sith.
Les mêmes que lui... Les mêmes que l'assassin de notre famille et de notre existence.
Il voulait qu'on intègre les rangs de ces malades endoctrinés et qu'on serve leur foutu empire jusqu'à la mort.
A cet instant, on s'est juré de faire payer à ces chiens de Sith le centuple de la traînée de sang et de larmes qu'ils laissent derrière eux.

Korriban... Comment décrire cet endroit... Un désert de sable imprégné de sang où règnent la folie, l'arrogance et la cruauté...
L'académie Sith reposait sur les ossements des recalés. C'est ainsi que les malades du conseil noir ont conçu leur système dans leurs esprits dérangés.
Bref, ça faisait déjà cinq ans qu'on devait subir les idées Sith à longueur de journée, mais on s'était habitués, sans pour autant succomber à leurs principes.
Faut avouer que les cours d'armes étaient moins barbants que les cours de philo sur le code Sith...
-Dis, vermine! De quel droit ne suis tu pas les instructions de ton professeur?!
L'inquisiteur qui se chargeait de notre "endoctrinage" m'avait tiré de ma réflexion. Excédé par son attitude, j'ai pas pu m'empêcher de répondre violemment.
-Parce que je m'en cogne! C'est clair là?!
-Comment osez vous?! Je suis las d'essayer d'inculquer le noble code Sith dans vos caboches inférieures et imperméable à toutes formes d’intelligence!
-C'est vous qui dites ça?!
Dans un élan d'humanisme, j’espérais qu'un bon crochet lui ferait comprendre l'inutilité de son boulot. Manque de bol, il l'a mal pris.
Il s'est relevé et m'a soulevé dans les airs par la gorge.
Les autres élèves, d'apparence tétanisés, profitaient à fond du spectacle. Si j'avais été miraluka, j'aurais pu les voir hurler tels des bêtes "DU SANG! ENFIN DU SANG!!!!"
L'inquisiteur pensait surement m'avoir vaincu, mais c'était sans compter Léo qui arrivait par derrière et qui lui balança de la foudre Sith à la gueule. Une fois cet imbécile à terre, je m'emparai de son sabre et le blessai mortellement. Léo l'acheva en lui brisant la nuque par télékinésie. L'inquisiteur était étendu là, raide mort.
D'un coup, l'un des acolytes bondit de son siège en hurlant!
-PWOOOOAAAAA!!!! Dans vos gueules! Par ici la monnaie! Je vous ai eu à cinq contre un les gars!!!
-Tu paries sur la mort d'un autre?!
-D'accord, c'était un enfoiré de première, mais c'est pas une raison!
Un silence malsain envahit la salle.
Le plus imposant des acolytes s'avança.
-Alors, vermine, on se rebelle? Tu veux goûter de ma lame?
-Je sais pas si t'a remarqué, abruti, mais un: On vient de buter un surveillant, et deux: je viens d'acquérir un tout nouveau sabre laser. Tu penses faire le poids?
-Tais toi! C'est pas parce qu'on raconte des histoires exagérées sur toi que tu dois te la péter! Bats toi comme un Sith!
-A tes risques et périls, sans cervelle.
Ivre de rage, l'acolyte se mit en position offensive.
S'il y a bien un cours dans lequel je ne dormais pas, c'était le cours d'armes. D'après mon instructeur, je me débrouillais vraiment pas mal... Plutôt doué pour la forme V. Selon lui, j'aurais même développé une variante. Allez savoir...
Quoi qu'il en soit, ça m'a été d'un grand secours face à l'acolyte, qui a perdu sa main avant d'avoir pu attaquer.
-Rhaaaaaaaaa! J'vais te tuer!!! J'VAIS T'TUER!!!!
-C'est pas ce que j'aurais dit dans ta situation...
J'avais aucune envie de lui donner le coup de grâce, mais il allait surement être châtié avec une extrême sévérité pour avoir perdu ce duel. Je comprendrai jamais les Sith.
Il fut sans doute sauvé par l'irruption d'un autre surveillant dans la salle, probablement alerté par les bruits de combats.
-Qu'est ce qu'il se passe ici?! Mais... Je le crois pas!
Vous deux, venez avec moi!

Au fur et à mesure qu'on avançait dans les sombres couloirs de l'académie, je réalisai qu'on venait quand même de buter un Sith...
Depuis quelques mois déjà, on avait compris que le conseil noir ne pouvait pas se passer de nous, comme si on avait une sorte de talent caché qu'ils voulaient exploiter.
Ils avaient intérêt à pas se faire d'illusions: Le jour ou on serait devenus assez puissants, on aurait fui Korriban en massacrant chaque être vivant sur notre passage.
Dire que les Sith ont non seulement détruit ma famille, mais aussi les valeurs humanistes, héritées de mes parents.
Précédé par le surveillant, dont on devinait plus la peur que la colère, on arrivait dans un étroit couloir menant à un sombre bureau.
A peine étions nous arrivés qu'une voix grinçante nous accueilli d'un ton menaçant.
-Surveillant. Vous étiez censé gérer les débordements de ces deux imbéciles.
-Seigneur Kher, je vous assure que...
-Que quoi?!
Se levant de son siège tourné vers le mur la silhouette d'une Sith un peu âgée apparut, le teint blanc et les yeux rouges. Pas besoin d'être miraluka pour deviner son penchant pour le côté obscur.
-Que ces garnements provoquent l'académie entière est une chose, mais aujourd'hui, ils ont tué un instructeur!
-Seigneur Kher, pitié, j... Urgh...
Quelques secondes plus tard, le surveillant était mort, étouffé par la vieille Sith.
-Ecoutez moi, vous deux!
Votre comportement commence à devenir problématique au plus haut point!

-Vous croyez qu'on a pas compris que vous avez besoin de nous?! On a pas encore compris pourquoi, mais ce qui est sur, c'est qu'un acolyte ordinaire avec notre comportement aurait pas fait long feu ici.
-Si vous nous épargnez, y'a bien une raison.
-Nous savions que vous finiriez par le comprendre. C'était inévitable. De ce fait, vous avez pris goût à provoquer tout Sith qui croise votre chemin. Pourquoi pas après tout, cela entretient votre haine...
Emmerder tous ces malades me servait de défouloir depuis plusieurs moi déjà. Plus à moi qu'à Léo, même s'il y prenait goût lui aussi.
-Malgré votre stupide attitude, vous êtes désormais assez expérimentés pour passer les épreuves finales.
-Génial, encore des tombeaux miteux...
-Détrompez vous, acolyte. Une épreuve spéciale a été organisée pour les élèves dont les progrès dépassent les espérances.
Une épreuve en plein air, dans le désert de l'est!

J'avais déjà entendu parler de cette épreuve, réservée à l'élite des acolytes. Le participant devait survivre en plein désert sans nourriture ni eau, tant qu'il n'avait pas trouvé un coffre renfermant son futur cristal de sabre laser.
Le seul acolyte à y avoir survécu y était devenu fou, et plus puissant aussi. A tel point qu'il renversa son tout nouveau maître en un tour de main, puis sombra dans l'alcool et périt d'un coma éthylique...
Tout ce dont vous rêvez, au
Marché du Cartel
...